Cupidon et Psyché

Cupidon et Psyché
Cupidon et Psyché

Il y avait une fois un roi, père de trois filles ravissantes.

La plus jeune, Psyché, surpassait si grandement ses soeurs en éclat, qu'auprès d'elles, elle paraissait être une déesse frayant avec de simples mortelles. La renommée de sa beauté s'étendit sur toute la terre et de tous côtés les hommes se mettaient en route pour venir la contempler avec émerveillement et adoration, et aussi pour lui rendre hommage comme si, en vérité, elle était une immortelle. Ils allaient jusqu'à dire que Vénus elle-même ne pouvait rivaliser avec cette mortelle. Et tandis que de plus en plus nombreux ils se pressaient autour d'elle, plus aucun d'eux n'accordait une pensée à Vénus. Les temples de la déesse étaient négligés, ses autels recouverts de cendres froides ; désertées, ses villes consacrées tombaient en ruines. Tous les honneurs qui lui avaient été jusque-là réservés allaient maintenant à une simple jeune fille destinée à mourir un jour.

La déesse, on s'en doute, ne pouvait accepter pareille façon d'agir. Comme à chaque fois qu'elle se trouvait dans l'embarras, elle requit l'aide de son fils, que d'aucuns appellent Cupidon et d'autres l'Amour, et contre les flèches duquel il n'existe aucune défense, pas plus au ciel que sur la terre. Elle lui dit ses griefs et comme toujours, elle le trouva prêt à obéir à ses ordres. « Use de ton pouvoir », lui dit-elle, « et fais en sorte que cette petite effrontée s'éprenne follement de la plus vile, de la plus méprisable créature qui soit au monde ». Il l'aurait fait, bien certainement, si Vénus - perdant de vue, dans sa fureur jalouse, ce que tant de beauté pourrait inspirer même au dieu de l'Amour - ne lui avait d'abord montré Psyché. Lorsqu'il la vit, ce fut comme si lui-même s'était percé le coeur d'une de ses propres flèches. Il ne dit rien à sa mère ; en vérité, il n'avait plus la force de proférer un mot, et Vénus le quitta persuadée qu'il mènerait rapidement Psyché à sa perte.

Les choses, toutefois, se passèrent bien autrement qu'elle n'y comptait. Psyché ne s'éprit nullement d'un scélérat ; en fait, elle ne s'éprit de personne et chose plus étrange encore, personne ne s'éprit d'elle. Les hommes se contentaient de la contempler, de l'admirer, de l'adorer - puis passaient et en épousaient une autre. Ses deux soeurs, bien qu'infiniment moins séduisantes, avaient fait des mariages splendides -- chacune d'elles avait trouvé un roi pour mari. Psyché, la toute belle, restait triste et solitaire, toujours admirée, jamais aimée. Aucun homme, semblait-il, ne la voulait pour femme.

Ceci, bien entendu, était une grande cause de souci pour ses parents. Son père se rendit finalement auprès d'un oracle d'Apollon, pour demander le moyen de trouver un bon mari pour Psyché. Le dieu consentit à répondre, mais ses paroles furent terribles. Après lui avoir raconté toute l'affaire, Cupidon lui aussi était venu implorer son aide. En conséquence, Apollon décréta que Psyché, vêtue d'habits de deuil, devait être menée sur le sommet d'une colline et y rester seule; là, le mari qui lui était destiné, un serpent ailé, terrifiant, et plus fort que les dieux eux-mêmes, viendrait à elle et ferait d'elle sa femme.

On peut imaginer le désespoir qui s'empara de tous lorsque le père de Psyché rapporta ces nouvelles lamentables.

On para la jeune fille comme pour ses funérailles et avec plus de lamentations encore que s'il se fût agi de la porter à sa tombe, on la mena sur la colline. Psyché seule gardait tout son courage. « C'est beaucoup plus tôt que vous auriez dû pleurer sur moi », leur dit-elle « à cause de cette beauté qui m'a valu la jalousie du ciel. Partez maintenant, et sachez que je suis heureuse d'en voir venir la fin ». Ils partirent donc, désespérés, abandonnant à son destin la ravissante et malheureuse jeune fille ; ils s'enfermèrent dans leur palais pour s'affliger sur elle tout au long de leurs jours.

Sur la colline, dans l'obscurité, Psyché restait assise, attendant elle ne savait quelle épouvante. Là, tandis qu'elle pleurait et tremblait, à travers le calme de la nuit un léger souffle parvint jusqu'à elle, la douce haleine de Zéphyre, le plus doux des vents. Elle sentit qu'il la soulevait. Elle glissa dans l'air, depuis la colline rocheuse jusqu'à une prairie moelleuse comme un lit, odorante de fleurs. Il y faisait si paisible qu'elle en oublia tous ses soucis et s'endormit. Elle se réveilla près d'une rivière scintillante, au bord de laquelle s'élevait un château aussi imposant et magnifique que s'il était destiné à un dieu, avec des colonnes en or, des murs en argent et des dallages incrustés de pierres précieuses. On n'entendait aucun son ; l'endroit semblait désert et Psyché s'approcha, intimidée par la vue d'une telle splendeur. Comme elle hésitait sur le seuil, son oreille perçut des sons ; elle ne voyait personne mais les mots lui parvenaient clairement- « La maison est à toi », disaient-ils. « Entre sans Crainte, baigne-toi, rafraîchis-toi ; ensuite on dressera pour toi la table du banquet ».
Jamais elle n'avait pris de bain plus délicieux ni goûté à des mets plus délectables.

Tandis qu'elle dînait, une douce musique se répandait autour d'elle - une harpe accompagnant un choeur nombreux, semblait-il ; elle ne faisait que les entendre, sans les voir. Toute la journée, et sauf pour l'étrange compagnie des voix, elle resta seule ; mais sans pouvoir se l'expliquer, elle était certaine qu'à la tombée de la nuit, son mari viendrait. Et il en fut ainsi. Quand elle le sentit près d'elle et qu'elle entendit sa voix murmurer doucement à son oreille, toutes ses craintes l'abandonnèrent.

Sans le voir, elle savait qu'il n'était ni un monstre ni une forme d'épouvante, mais bien l'amant et l'époux qu'elle avait si longuement désiré et attendu.

Cette demi-présence ne pouvait pleinement la satisfaire ; cependant, elle était heureuse et le temps passait vite. Mais une nuit, son cher bien qu'invisible époux lui parla gravement et l'avertit qu'un danger la menaçait - sous la forme de ses deux soeurs. < Elles se rendent sur la colline où tu as disparu, afin d'y pleurer sur toi », lui dit-il. « Mais à aucun prix il ne faut qu'elles t'aperçoivent. Sinon, tu deviendrais pour moi la cause d'une grande peine et pour toi, celle de ta propre destruction ». Elle promit de ne pas se laisser voir, mais passa toute la journée suivante à pleurer en pensant à ses soeurs et à la défense qui lui était faite de les consoler. Elle pleurait encore quand son mari revint et même les caresses qu'il lui prodigua ne purent tarir ses larmes.

Enfin, avec chagrin, il céda ; <Fais ce que tu veux », dit-il,« mais je te le répète, tu prépares toi-même ta propre destruction ». Alors, solennellement, il lui dit de ne se laisser persuader par personne de tenter à le voir, sous peine d'être à jamais séparée de lui. Psyché se récria. Elle ferait comme il l'en priait. Elle préférait mourir cent fois à vivre sans lui. « Mais accorde moi la joie de revoir mes soeurs », dit-elle. Tristement, il le lui promit.

Le lendemain, portées par Zéphyre, les deux soeurs descendirent de la montagne, Heureuse, le coeur battant, Psyché les attendait, Avant que toutes trois pussent se parler, un long moment s'écoula ; leur joie était trop grande pour s'exprimer sauf par des larmes et des étreintes. Enfin, elles entrèrent dans le palais et les deux aînées en virent tous les trésors sans pareils ; attablées devant le somptueux festin, elles entendirent la merveilleuse musique. Et l'envie, l'amère envie s'empara d'elles, ainsi qu'une curiosité dévorante. Qui était le seigneur de toute cette magnificence ?

Qui était l'époux de leur soeur ? Elles voulaient le savoir.

Mais Psyché tint parole. Elle se contenta de répondre que son mari était un homme jeune et que pour le moment il participait à une expédition de chasse. Puis, après avoir rempli leurs mains d'or et de joyaux, elle pria Zéphyre de les ramener sur la colline. Elles quittèrent Psyché assez volontiers, mais le feu de la jalousie brûlait dans leurs coeurs.

Comparées à celles de Psyché, toutes leurs propres richesses et leur heureuse fortune leur semblaient réduites à néant, et leur colère envieuse grandit tellement en elles, qu'elles en vinrent finalement à comploter ensemble la perte de leur soeur.

Cette nuit-là, l'époux de Psyché la mit une fois de plus en garde. Mais elle ne voulut rien écouter quand il la supplia de ne pas laisser revenir ses soeurs. Elle lui rappela qu'elle ne pouvait jamais le voir. Fallait-il qu'on lui interdit de voir qui que ce soit, méme ses soeurs qui lui étaient si chères ? Il céda de nouveau, et bientôt les deux méchantes femmes arrivèrent, leur complot soigneusement mis au point. Les mots hésitants de leur soeur et ses réponses pleines de contradictions quand elles lui avaient demandé de leur décrire son mari avaient alerté leur attention, et elles étaient maintenant convaincues que non seulement Psyché n'avait jamais posé les yeux sur lui mais qu'elle ignorait aussi ce qu'il était en réalité.

Elles ne lui dirent rien de tout ceci mais elles lui reprochèrent de dissimuler sa désolante condition à ses propres soeurs. Elles avaient appris, ajoutérent-elles, et elles étaient maintenant assurées du fait, que son mari n'était pas du tout un homme mais bien l'affreux serpent annoncé par l'oracle d'Apollon. Il se montrait doux pour l'instant, mais une nuit viendrait où il se jetterait sur elle pour la dévorer.

Psyché, consternée, sentait que la terreur envahissait son coeur et en chassait l'amour. Elle même s'était si souvent demandé pourquoi il ne lui permettait pas de le voir. Il devait y avoir à cela une terrible raison. Que savait-elle de lui, en réalité ? Et s'il n'était pas affreux, pourquoi avait-il la cruauté de se dérober à sa vue ? Misérable à l'excès, troublée, balbutiante, elle laissa entendre à ses soeurs qu'elle ne pouvait nier ce qu'elles lui avaient dit car jusqu'ici, son mari ne l'avait rejointe que dans l'obscurité la plus profonde. « Il doit y avoir quelque chose d'horrible en lui pour qu'il craigne ainsi la lumière du jour », dit-elle en sanglotant, et elle les pria de lui donner un conseil.
Elles le tenaient tout prêt, l'ayant préparé à l'avance.

Cette nuit-là, Psyché devrait cacher un couteau bien effilé et une lampe à côté de son lit. Quand son mari serait profondément endormi, elle se lèverait, elle allumerait la lampe et se saisirait du couteau, puis, rassemblant toutes ses forces, elle le plongerait vivement dans la forme affreuse que la lueur de la lampe lui révélerait certainement. < Nous serons tout prés de toi », dirent-elles, < et nous t'emmènerons avec nous dès qu'il sera mort ».

Elles la quittèrent, la laissant déchirée par le doute et éperdue, ne sachant que faire. Elle l'aimait ; il était son cher époux. Non, il était un horrible serpent et elle le haïssait.

Elle le tuerait - elle n'en ferait rien. Il lui fallait une certitude - elle ne voulait pas de certitude. Et ainsi tout le jour, ses pensées luttèrent entre elles. Quand vint le soir, elle avait abandonné le combat, Mais elle était bien décidée à une chose : elle le verrait.

Quand enfin il s'endormit paisiblement, elle rassembla son courage et alluma la lampe. Sur la pointe des pieds, elle s'approcha du lit et élevant la lampe, elle regarda celui qui était étendu sous ses yeux. Oh, de quel soulagement et de quelle extase son coeur fut rempli. La lueur n'éclairait pas un monstre mais la plus belle des créatures. Envahie par la honte de sa folie et de son manque de confiance, Psyché tomba à genoux et s'il n'était tombé de ses mains tremblantes, elle aurait plongé le couteau dans son propre sein.

Mais ces mêmes mains mal assurées qui l'avaient sauvée la trahirent aussi, car tandis qu'elle restait penchée sur lui, incapable de se refuser la joie de contempler tant de beauté, une goutte d'huile brûlante tomba de la lampe sur l'épaule du bel endormi. Il s'éveilla en sursaut ; il vit la lumière et la déloyauté de Psyché ; et sans un mot, il s'enfuit.

Elle courut derrière lui dans la nuit. Elle ne pouvait le voir mais elle entendait sa voix qui lui parlait. Il lui apprit son nom et tristement lui dit adieu. « L'amour ne peut vivre sans confiance », et sur ces derniers mots, il la quitta.

« Le dieu de l'Amour », pensa-t-elle. < Il était mon époux, et moi, misérable, j'ai manqué de foi en sa parole. Est-il partit à jamais ? De toute façon... », se dit-elle encore, le courage lui revenant, < je peux passer le reste de ma vie à sa recherche. S'il n'éprouve plus aucun amour pour moi, je saurai, moi, lui montrer combien je l'aime ». Et elle se mit en route, sans aucun but précis ; elle ne savait qu'une chose, jamais elle ne renoncerait à le retrouver.

Lui, cependant, était allé rejoindre sa mère dans sa chambre, pour lui demander de panser sa blessure ; mais quand Vénus entendit son histoire et quand elle apprit qu'il avait choisi Psyché, elle le quitta avec colère, le laissant seul avec sa peine ; et elle partit en quête de cette jeune fille dont il l'avait rendue plus jalouse encore. Vénus était décidée à montrer à Psyché ce qu'il en coûte de s'attirer le courroux d'une déesse.

La pauvre Psyché, dans ses vagabondages désolés, tentait de se concilier les dieux. Elle leur adressait perpétuellement des prières ardentes, mais aucun d'eux ne voulut faire quoi que ce soit qui pût attirer l'inimitié de Vénus.

Elle comprit enfin qu'il n'y avait aucun espoir pour elle de ce côté et elle prit une grande décision. Elle s'adresserait à Vénus elle-même; elle s'offrirait humblement à la servir et elle essaierait d'apaiser sa colère. « Et qui sait », se dit, elle, « qui sait s'il n'est pas lui-même dans la maison de sa mère ; Elle se mit donc en route pour retrouver la déesse qui elle-même la cherchait partout.

Quand enfin elles se rencontrèrent, Vénus se mit à rire et lui demanda avec mépris si elle cherchait un mari, celui qu'elle avait eu refusant de la voir depuis qu'il avait failli mourir de la brûlure qu'elle lui avait infligée. «Mais, en vérité », dit la déesse, tu es si laide et tu paies si peu de mine que jamais tu ne trouveras un amoureux, si ce n'est en te rendant utile avec diligence et peine. Pour te montrer ma bonne volonté, je vais donc t'enseigner comment t'y prendre. » Elle prit une quantité des graines les plus petites- de blé, de coquelicot, de millet, et d'autres encore - et les mélangeant toutes ensemble, elle en fit un grand tas. « Dans ton propre intérêt, veille à ce que tout ceci soit trié pour ce soir », dit-elle, Et sur ces mots, elle s'en alla.

Restée seule, Psyché s'assit et contempla le tas de graines. Elle ne savait où donner de la tête tant la cruauté de cet ordre la désorientait, et vraiment, il semblait bien inutile de s'atteler à une tâche aussi manifestement impossible. Mais celle qui n'avait su éveiller la compassion ni chez les mortels, ni chez les immortels, fut, dans cet instant pénible, prise en pitié par les plus petites des créatures, par les fourmis, ces ouvrières infatigables. « Venez, ayez pitié de cette pauvre jeune fille ; aidons-la avec diligence », se criaient-elles les unes aux autres. Elles répondirent toutes aussitôt à l'appel ; elles vinrent par vagues successives, et elles travaillèrent avec acharnement, séparant, triant, amoncelant ; et ce qui n'avait été qu'une masse confuse devint une série de monticules bien ordonnés, chacun composé d'une seule variété de semence. C'est ce que trouva Vénus à son retour et cette vue la mit fort en colère. « Ton travail n'en est pas pour autant terminé », dit-elle.

Elle donna une croûte de pain à Psyché et lui ordonna de dormir à même le sol, tandis qu'elle-même s'en allait s'étendre sur sa couche molle et parfumée.

Si elle pouvait lui imposer longtemps un travail dur et pénible et aussi l'affamer à demi, la beauté odieuse de cette fille ne pourrait y résister. En attendant, elle veillerait à ce que son fils ne quittât pas la chambre où il se trouvait encore, souffrant de sa blessure. Dans l'ensemble, Vénus était satisfaite de la tournure que prenaient les événements.

Le matin suivant, elle trouva une nouvelle tâche pour Psyché, une tâche dangereuse, cette fois. « En bas, près de la riviere, là où poussent ces épais buissons, se trouvent des moutons dont la toison est d'or, » lui dit-elle. « Va me chercher un peu de leur laine brillante. » Quand la jeune fille, exténuée, atteignit le gracieux cours d'eau, un grand désir lui vint de s'y jeter et d'amener ainsi la fin de ses peines et de son désespoir.

Mais comme elle se penchait, elle entendit une petite voix qui s'élevait du sol, et baissant les yeux, elle comprit que la voix provenait d'un roseau. Il lui disait qu'elle ne devait pas se noyer ; les choses ne se présentaient pas mal à ce point. Les moutons étaient, certes, très violents et méchants, mais si Psyché consentait à attendre le moment où, vers le soir, ils sortaient des broussailles pour se reposer et s'abreuver au bord de la rivière, il ne lui resterait plus qu'à entrer dans les fourrés et à y récolter toute la laine dorée accrochée aux ronces.

Ainsi parla le doux et gentil roseau, et Psyché, ayant suivi ses conseils, fut à même de rapporter une grande quantité de fils d'or à sa cruelle maîtresse. Vénus s'en saisit avec un sourire plein de fiel. « Quelqu'un t'a aidée », dit-elle d'un ton brusque. « Seule tu n'aurais pu en venir à bout. Je vais te donner une nouvelle occasion de prouver que tu as le coeur aussi résolu que tu le prétends. Vois-tu cette eau noire qui descend de cette colline ? C'est la source du fleuve terrible et haï, le Styx. Tu y rempliras le flacon que voici. » C'était la plus dure des tâches imposées jusqu'ici ; Psyché s'en aperçut en arrivant à la cascade.

Les rochers qui l'entouraient de tous côtés étaient si escarpés et si glissants, l'eau s'y précipitait d'une façon si terrifiante, que seule une créature ailée eût pu s'en approcher. Mais dés à présent il devient évident à tous les lecteurs de cette histoire (et peut-étre Psyché, dans le fond de son coeur, en avait-elle conscience elle aussi) que tout impossibles et incroyablement dures que parussent ces épreuves, un excellent moyen de les surmonter lui était toujours fourni au moment voulu. Son sauveur, cette fois, fut un aigle qui planaît sur ses grandes ailes non loin de là. Avec son bec, il lui prit le flacon des mains, le remplit d'eau noire et le lui rapporta.

Mais Vénus s'entêtait. On ne peut s'empêcher de la soupçonner d'un peu de stupidité. Tout ce qui se passait avait pour seul effet de l'inciter à de nouvelles tentatives. Elle donna une boite à Psyché avec pour consigne de la porter dans le monde souterrain et de prier Proserpine d'y mettre un peu de sa beauté. Psyché devait insister et faire comprendre à Proserpine que Vénus en avait un urgent besoin, car elle s'était usée et épuisée à soigner son fils malade.

Obéissante comme toujours, Psyché s'en fut à la recherche du chemin conduisant au Hadès. Comme elle passait devant une tour, celle-ci s'offrit à la guider ; elle lui donna un itinéraire détaillé qui la mènerait au palais de Proserpine : il fallait passer d'abord par un grand trou dans la terre, puis par la rivière de la mort où elle donnerait une obole au nocher Charon afin qu'il la déposât sur l'autre rive. De là, la route descendait droit au palais. Cerbère, le chien aux trois têtes, gardait la porte, mais si elle lui offrait un gâteau, il s'apprivoiserait et la laisserait entrer.

Tout se passa bien entendu comme la tour l'avait annoncé. Proserpine ne demandait pas mieux que de rendre service à Vénus ; Psyché, grandement encouragée, reprit la boite et s'en revint avec bien plus de célérité qu'elle était venue.

Par sa curiosité, et plus encore par sa vanité, elle provoqua elle-même l'épreuve suivante. Elle voulait voir le charme de beauté que contenait la boite et peut-être en user un peu pour elle-même. Aussi bien que Vénus, elle savait que son apparence souffrait de tout ce qu'elle endurait, et l'idée ne la quittait pas qu'à tout instant elle pourrait rencontrer Cupidon. Si seulement elle pouvait se rendre plus belle pour lui ! Elle fut incapable de résister à la tentation ; elle ouvrit la boite. A son grand désappointement, elle n'y trouva rien ; la boîte paraissait vide. Cependant, une langueur mortelle la prit aussitôt et elle tomba dans un profond sommeil.

A ce moment critique, le dieu de l'Amour intervint. La blessure de Cupidon était maintenant cicatrisée et il désirait ardemment retrouver Psyché. Il est difficile d'emprisonner l'Amour. Vénus avait verrouillé les portes, mais il restait les fenêtres. Rien de plus aisé pour Cupidon que de s'envoler par l'une d'elles et de se mettre ensuite à la recherche de sa femme. En un instant, il enleva le sommeil des yeux de Psyché pour le remettre dans la boîte. Puis il réveilla sa femme en la piquant légèrement de la pointe d'une de ses flèches ; il la gronda un peu pour sa curiosité, il lui dit de porter à sa mère la boîte de Proserpine et en fin lui affirma que tout se passerait bien désormais.
Tandis que l'heureuse Psyché s'empressait d'obéir, le dieu de l'Amour s'envolait vers l'olympe, Il voulait s'assurer que Vénus ne leur causerait plus de difficultés, et il porta l'affaire devant Jupiter lui-même.

Le Père des dieux et des hommes consentit aussitôt à tout ce que Cupidon lui demandait- « Bien que » lui dit-il, « tu m'aies fait grand tort dans le passé - tu as sérieusement endommagé ma réputation et ma dignité en m'obligeant à me changer en taureau, en cygne et j'en passe... Néanmoins, je ne peux rien te refuser. » Il convoqua les dieux en assemblée plénière ; iI leur annonça (à Vénus comme aux autres) que, Cupidon et Psyché étaient officiellement mariés et il proposa d'accorder l'immortalité à l'épousée, Mercure enleva Psyché au ciel et la déposa dans le palais des dieux ; Jupiter lui-même la fit goûter à l'ambroisie qui la rendit immortelle. Ceci, naturellement, changeait complètement la situation. Vénus ne pouvait trouver à redire à ce qu'une déesse devint sa belle-fille ; cette alliance était maintenant éminemment sortable.

Elle se dit aussi que Psyché, vivant au ciel avec un mari et des enfants dont il lui faudrait s'occuper, n'aurait plus guére le temps de descendre sur la terre pour y tourner la tête aux hommes et s'immiscer dans son propre culte.

# Posté le samedi 11 février 2006 15:56

Orphée et Euridice

Orphée et Euridice
Le Mythe d'Orphée
En ces temps très anciens, Hadès régnait sur les Enfers, Dans le sombre Tartare se retrouvaient les morts. Les trépassés n'avaient d'autre demeure.Il y avait un homme, un poète. musicien qui s'appelait Orphée. Sa voix était si belle, si suave le chant de sa cithare que les fauves se couchaient à ses pieds, les arbres sur son passage inclinaient leur ramure et les hommes les plus durs en écoutant sa voix redevenaient enfants.Il y avait une femme : Eurydice. Elle vivait près du fleuve et elle aimait Orphée. Orphée aussi l'aimait Tous les matin, Eurydice partait seule vers le fleuve. Elle y prenait un bain, se séchait au soleil. Tous les matins un homme l'épiait, caché dans un fourré. Ce n'était pas Orphée. Chaque jour l'homme était là et la contemplait nue. Un jour, il n'y tint plus. Il sortit de sa cache et s'approcha d'Eurydice. Elle s'enfuit en courant, en criant, en appelant à l'aide. Dans l'herbe grasse du champ qui bordait le fleuve habitait un serpent.
Eurydice
dans sa course lui écrasa la queue. Le serpent la piqua ; c'est ainsi qu'elle mourut. Orphée pleure maintenant tout doucement, vaincu par le chagrin. Tout le jour il a gémi sur le corps d'Eurydice. Toute la nuit aussi. Et quand des mains expertes sont venues l'apprêter pour la cérémonie, il a fui la maison.Des heures durant il a marché dans la montagne. Ses pas l'ont mené loin, très loin, tout au fond d'un ravin. A cet endroit, la terre s'ouvre ; c'est l'entrée des Enfers. Il hésite un instant. Il n'a qu'un pas à faire... Et ce sont les ténèbres. Il entend aussitôt le galop de Cerbère, l'énorme chien qui garde les Enfers. Celui-ci a trois têtes, trois gueules monstrueuses, une haleine fétide et des crocs redoutables. Orphée s'asseoit. Il dit :
Ecoute mon c
hant, Cerbère!
Hier e
ncore, j'étais un homme heureux.
J'étais le
poète admiré par tous ;
ma voix
était claire, mes paroles droites,
j'avais à mon côt
é Eurydice, ma compagne,
l'être aimé qui pa
rtageait ma vie.
Ell
e est morte, chien,
p
iquée par un serpent
dans l'herbe grasse du champ
qu
i bordait ma demeure.
Elle voul
ait échapper au violeur, Aristée.
Tu peux m
e dévorer et m'envoyer là-bas,
dans ce lie
u que tu gardes.
La
vie sans Eurydice est une trop longue souffrance.
L
a plainte d'Orphée s'élève sans violence. Sa voix brisée apaise le chien qui le laisse passer. il continue sa route. Il marche dans les ténèbres. Il s'enfonce toujours plus. il n'a que le silence aveugle pour lui servir de guide. Et le silence l'appelle. Le silence murmure "Approche, Orphée, approche!" Il trébuche sur le sol inégal du sentier, se cogne à la parois de pierre. Sa peau meurtrie ne le protège plus. Il a froid. Il tremble et pour se réchauffer enferme sa souffrance au plus creux de son ventre.
Il marche,
marche, marche., le chemin s'élargit. Le noir passé prend l'aspect d'une brume. Ses pieds s'enfoncent dans la vase d'un marais. Il aperçoit le Styx, le fleuve immobile qui cerne les Enfers. Ses eaux lourdes protègent le royaume d'Hadès. Sur la rive se tient Charon, immobile, debout sur sa barque.
C'est un vieillard sinistre dont la cupidité ne connaît de limite. Lorsqu'une âme se présente pour traverser le fleuve, il marchande le prix puis oblige le défunt à se saisir des rames. Charon ne dit rien, Charon ne bouge pas. Il n'y a pas de bruit. Pourtant Orphée entends "Approche, Orphée, approche!" Il dit :
-Char
on, fais-moi passer!
-Ce n'est pas là ma charge. Les ordres sont formels. Aucun être vivant ne doit franchir ce fleuve. Ton heure n'est pas venue, Orphée; Cerbère déjà aurait dù t'arrêter.
Al
ors Orphée prend sa cithare:
Ecout
e mon chant, passeur!
Sur l'
autre rive du fleuve séjourne mon aimée.
Tu
as du transporter son âme, hier à l'aube.
Elle est par
tie, emportant avec elle la moitié de mon être la moitié de mes yeux,
la
moitié de ma voix.
J
e ne suis plus qu'une ombre que je désire mêler à celle d'Eurydice.
Laisse-moi passer
, Charon!
L'
âme noire de Charon s'éclaire un instant.
L'innommab
le passeur tend la main, hisse Orphée à son bord, s'installe au banc de nage. Sur l'autre rive du fleuve commençaient les Enfers. C'était un lieu de grande activité. Des âmes d'enfants d'adultes et de vieillards y couraient en tous sens. Sisyphe couvert de sueur roulait comme il pouvait vers le haut d'une montagne un énorme rocher. Les Danaïdes, une jarre dans chaque main, se pressaient vers un lac inutile à Tantale. Celui-ci gémissait, assoiffé, affamé. Tant d'autres grimaçaient ou pleuraient. A voir tous ces damnés, Orphée réalisa ce qu'étaient les Enfers. Ce n'était pas le lieu de tendres retrouvailles! La douleur lancinante qui lui serrait le cœur se changea en courroux à l'encontre du dieu. Pourquoi s'acharnait-il, le fils de Cronos, à malmener les âmes? Hadès trônait au centre des Enfers. Il semblait ne rien voir, ne rien entendre. Pourtant jamais les suppliciés ne cessaient leur labeur et leurs plaintes. Assise auprès de lui, sa femme, Perséphone. D'une déesse elle avait la beauté. C'est vers elle qu'Orphée se dirigea. Il dit .. Ecoute mon chant, fille de Zeus! Si je suis venu seul dans ce lieu d'épouvante. c'est que je n'ai pas pu survivre à mon malheur. Vois-tu, je n'avais plus qu'une seule idée en tête, laisser mon âme errer près de celle d'Eurydice. Mais les plaintes de ces morts résonnent à mes oreilles en un chant de douleur qui vraiment trop m'effraie. Alors, je te supplie de convaincre le dieu de laisser celle que j'aime revenir à la vie. Qu'il défasse la trame du destin d'Eurydice! Elle est trop jeune pour supporter ces cris. Sur terre l'amour est un dieu bien connu. L'est-il de même ici?
S
ouviens-toi, Perséphone,
quand
Hadès t'enleva ;
qua
nd pour la première fois il te prit dans tes bras,
t'installa su
r sa couche.
Souviens-toi de ce chant qui jaillit de ta bouche !
Ce sont de
ces chants-là que se nourrit l'amour.
Orphée se tut
.
Son chant
était si émouvant que chaque ombre s'était figée. Dans les Enfers plus personne ne bougeait. Perséphone avait une nature cruelle, rien ne pouvait l'émouvoir si ce n'est le souvenir de l'antique enlèvement. Hadès, alors, l'avait rendue heureuse. Elle se tourna vers le maître. Il était là, immobile, le visage figé. Orphée pourtant l'entendit prononcer ces paroles :
App
roche, Orphée! Ecoute et obéis!
Pour plair
e à mon épouse, j'accepte qu'Eurydice quitte mon royaume. Tu iras en premier; tu reprendras la route qui conduit vers la vie. Eurydice te suivra quelques mètres en arrière. Cependant je ne veux qu'à l'ombre des Enfers, un seul regard de toi se pose sur son corps. Si tu enfreins ma loi et que tu te retournes avant que ton aimée n'ai revu la lumière, elle reviendra vers moi, pour l'éternité.Orphée marche dans le marais fangeux. Charon l'a fait passer d'une rive à l'autre mais il ne sait pas si dans la barque se trouvait Eurydice. il marche. Il retrouve le chemin tapi dans les rochers. Il fait noir. A nouveau il se cogne, trébuche. Il n'entend rien derrière lui, ni le souffle d'Eurydice, ni ses pas. Il ne doit pas douter! Elle est là, c'est certain. Hadès n'a pu mentir. La parole d'un dieu ne peut être souillée. Il s'arrête, il écoute. Il n'y a que le silence. Lui le poète, le chanteur, le musicien à l'ouïe si affinée, se dit qu'il devrait au moins percevoir le froissement d'une étoffe, le déplacement de l'air, le bruit de la terre écrasée. Mais rien! Son corps est tendu à l'extrême. Il n'entend rien! Il marche et il commence à douter. Il marche et Il n'entend rien. Il se met à courir sans raison puis ralentit en pensant à Eurydice qui peinera à le suivre avec son pied blessé. Son cou est raide et douloureux. Il ne peut plus le bouger. Il reprend sa marche. On dirait un ivrogne. Il titube ; il appelle Eurydice. Elle ne lui répond pas. Le silence le rend fou. Il croise Cerbère qui le laisse passer. Il court à nouveau, il court, il court. Il doute, il doute, il doute. Il court, il court, il doute, il doute. Il court. Il n'en peut plus. il s'arrête essoufflé. Il veut savoir. Il se retourne. Elle le regarde, effrayée. Il tend les bras vers elle. Elle cherche son étreinte mais elle est entraînée vers le fond de la terre.
Une deuxi
ème fois elle meurt...

# Posté le samedi 11 février 2006 15:04

Mythe de St cécile

Mythe de St cécile
La légende de St Cécile ce trouve ici , skyblog arialane

# Posté le mardi 22 novembre 2005 15:09

Les portes Bonheur.................

Les portes Bonheur.................
Tout le monde les connait , on en a tous . On y attache plus ou moins d'importance mais même ceux qui n'y croi pas aime ces petits objets auxquels nous confions une partie de notre vie ......
Panarama sur les + courants..........;


L'OEIL D'HORUS OU "OUDJAT"
C'est un symbole sacré en Egypte . Il représente l'oeuil du fils d'Isis et d'Osiris , dont les larmes ont apporté à l'homme l'huile et le vin . On dit qu'il veille sur notre destin.


LA CLE
Ne dit-on pas "la clé du bonheur"?? Au Moyen-Age, elle est considérée comme l'outil magique qui ouvre les portes. On la place sous son oreiller pour se protéger du malheur et on la met dans sa poche droite pour écarter les dangers . Autour du cou , elle nous ouvrira la porte du succès!!


L'OURS
Il est le protecteur du sommeil . L'ours est adulé pour sa forme chez les indiens : les guerriersbuvaient son sang . Ses poils et sa graisse étaient utilisés dans des recettes magiques . Ses griffes et ses pattes servaient d'amulettes .


LA TORTUE
Symbole d'immortalité et de sagesse , la tortue est appellée "grand-mère" au Tibet , en Inde et chez les Indiens d'Amérique . On dit qu'elle porte le monde sur son dos et qu'elle assure une longue vie à celui qui en détient une.


L'ETOILE
Dans la mythologie grecque , elle symbolise les héros et les divinités . Les étoiles filantes sont l'occasion de faire un voeu . En Bratagne , on passait une étoile de mer autour des bébés pour les protéger .


LE MUGUET
On l'offre le 1er mai en guise de porte-bonheur. Il symbolise aussi la fête du travail depuis 1947 . Une ancienne coutume campagnarde voulait que , dans la nuit du 30 avril au 1er mai , on plante un arbre vert enrubanné, appelé "mai", davant la porte d'une personne que l'on apprécie .


LE GRILLON ET LA CIGALE
Vénérés en Chine , les grillons sont élevés dans une cage en bambou ou d'or que l'on emmène partout . En provence , on accroche des cigales en porcelaine sur les murs .


LA MAIN
Au Brésil , c'est la "figa" , au Pays-Basque , la "higo" , en Inde , l'"ahaya-mudrâ" , et , au Maroc , la main de fatma . La main protège les maisons et les personnes . Elle aurait le pouvoir de guérir, comme le croyaient les rois de France et d'Angleterre : au Moyen-Age , ils posaient leurs mains sur les malades pour les soulager


L'OEIL BLEU
Porte-bonheur turc appelé "nazar boncugu", l'oeil bleu en pâte de verre . Il a pour mission de repousser le mauvais oeil.

LA TURQUOISE
Importée de Turquie -d'où son nom-, elle sert d'amulette depuis la nuit des temps . Elle décore le harnais des cheveux en Turquie et au Tibet et protège des mauvaises chutes . Les Indiens d'Amérique disent qu'elles renferme l'âme de son porteur .


LA LICORNE
ANimal imaginaire , la licorne est un symbole royal en Chine et en Angleterre . Elle représente la pureté par sa blancheur et on lui attribut des pouvoirs magiques . Au Moyen-Age , les cornes de narval ( un mammifère des mers arctique appelé licorne de mer) étaient réduites en poudre et servaient à préparer des potions.


LE FER A CHEVAL
C'est un puissant talisman . Dans l'Antiquité , les riches ferraient leurs chevaux avec des fers en or ou en argent... Heureux celui qui en trouvait un !!Au Moyen-Age , on le cloue sur les maisons , on le glisse sous l'oreiller, on le fait bouillir avec des clous pour lire l'oracle .


LA FEVE
"La fêve done le pouvoir du roi" dit-on . La fête des Rois , célébrée le 6 janvier , remonte à l'époque des romains , qui tiraient au sort le roi de la fête. Par la suite , ce sont les rois mages que l'ont a fêtés ce jour-là.

# Posté le samedi 05 novembre 2005 12:54

Modifié le dimanche 27 mai 2007 10:50

Mauvais présages.......

Mauvais présages.......
LES ANIMAUX

Le Chat
Si un matou noir traverse la rue devant vous de gauche à droite , malheur assuré...
Origine de la croyance : l'église catholique à renié la chat , car c'était un dieu en égypte , et en Grèce . Il est donc devenu symbole des ténèbres . Rattaché au diable , les sorciers en auraient souvent pris l'apparence . Au Moyen-Age , on organisait des buchers pour y sacrifier des centaines de félins !
Pour conjurer le sort : Touchez du bois .



Le Chaval
Il parait que s'il s'arrête brusquement devant une demeure et s'il montre des signes d'affolement , le chavale annonce la mort d'un des mambres de cette maison ! Et lorsqu'il est blanc , il vaut mieux éviter de le croiser sur son chemin !
Origine de la croyance : En raison du rôle important que le cheval à joué dans la vie de l'homme depuis les tous premiers temps , il n'est pas surprenant de trouver encore aujourd'hui une infinité de superstitions à son sujet.
Pour donjurer le sort : Un chaval blanc en vue ? Crachez vite par terre !!



Le chien
Si un chien gambade entre un couple d'amoureux , ils se disputeront . On saurait ainsi , selon la façon qu'à un chien d'aboyer , que la mort rôde près d'une maison .
Origine de la croyance : La tradition à toujours affirmée que le chien possédait la faculté de sentir la mort . Il semblerait en effet que l'animal soit sensible à la modification organique d'un mourant , ça le fait aboyer!!
Pour conjurer le sort : Que le présage de cette dispute ne vous attriste pas : sachez qu'il faut avoir passé neuf querrelles avant de se marier!




LES OBJETS

Le chiffre 13
Il n'y a pas de chambre 13 dans les hôtels ni les hôpitaux , pas de place 13 dans les transports , ni de 13ème étages dans les grattes-ciel ! POurquoi ce chiffre nous fait-il peur ?
Origine de la croyance : La réputaion du 13 remonte au dernier repas de Jésus et de ses apôtres : le christ fut trahi par Judas . Ils étaient 13 à table ... Et le treizième chapitre de l'Apocalypse est consacré à l'antéchrist .
Pour conjurer le sort : POur affronter le 13 , munissez vous d'un porte bonheur . SA seule présence suffira à vous protéger !



Le couteau :
Croiser des couteaux à table est présage d'infortune ; en faire tomber un quand on est amoureux augure une rupture.
Origine de la croyance : La coutume de déposer couteau et fourchette de part et autre de l'assiette vient du temps où l'homme tenait le couteau dans sa main en mangeant . Le seul moyen qu'il avait de montrer qu'il n'avait aucune mauvais intention envers quiconque était de déposer son couteau près de son assiette ...
POur conjurer le sort : Crachez par terre ! Ce n'est pas distingué , mais c'est efficace !!



Le Parapluie
En l'ouvrant dans une maison , vous risquez de provoquer un bon nombre de malheur, voire des décès . Et si , par hasard , vous veniez à le déplyer par beau temps , le risque serait de déclencher la pluie !
Origine de la croyance : Cet objet , traditionnellement noir , rappelait le dais ( bout de tissu noir tendu et soutenu par des montants en boits ) avec lequel le prêtre , qui portait l'extrème-onction au mourant , se couvrait
Pour conjurer le sort : Touchez du bois au plus vite !




LES ACTIONS

Briser un miroir
7 ans de malheur ! Et si un mirroir se brise alors qu'il est toujours suspendu au mur , c'est qu'un parent ou un ami est à l'agonie .
Origine de la croyance : Une idée ancienne voulait que le reflet d'un personne dans un mirroir soit son âme . Donc , si cette image volait en éclats, l'âle se perdait . C'est pour cela qu'on retrouve le mirroir de la chambre d'un mort , de peur d'y voir le revenant...
Pour conjurer le sort : Ramassez tous les éclats et jettez-les dans une rivière . Les flots emporteront le malheur au loin!



Faire tomber des ciseaux
Ca porte malheur de ramasser soi-même des ciseaux qu'on a laissé tomber ! Et beaucoup affirment qu'il est maléfique d'accepter en cadeau une paire de ciseaux sans donner en retour une pièce.
Origine de la croyance : Le pouvoir des ciseaux est issu d'une tradition voulant que tout objet façonné en acier puisse couper la chaîne de la chance
Pour conjurer ce sort : Marchez légèrement dessus avant de les ramasser , puis frottez-les dans vos mains jusqu'à ce qu'ils deviennent chauds , avant de les réutiliser.

Passer sous une échelle
Passé sous une échelle appuyée contre un mur , ou sous un escabeau déplié , porte malchance! Un célibataire qui commet cet acte perd toute chance de se marier avant un an !
Origine de la croyance : Une échelle dressée forme un triangle . Or , dans la tradition chrétienne , il symbolise la Sainte trinité , et passer au travers dénonce un manque de respect et des affinités avec Satan .
Pour conjurer le sort : Croise vite les doigts, jusqu'à ce que vous rencontriez un chien . Vous pouvez aussi cracher sur vos chaussures!

# Posté le mercredi 02 novembre 2005 07:50

Modifié le samedi 05 novembre 2005 12:30